“112”

(English text below French text)

“112” – Le projet du centenaire de l’armistice pour La Feuillée

L’idée de ce projet m’est venue de l’intérêt des médias pour le centenaire de la Première Guerre mondiale. Mais, plutôt que de me concentrer sur le début de ce lamentable épisode de notre histoire, j’ai jugé plus opportun de porter mon attention sur l’armistice.
La Première Guerre mondiale est devenue obsédante pour moi lorsque mes parents m’ont emmené à Verdun découvrir les lieux des champs de batailles et visiter les cimetières militaires alors que je n’avais que 12 ans. Avant cela, ma réflexion sur la guerre se réduisait aux petits soldats en plastique, aux chars d’assaut et aux films de guerre diffusés généralement à la télévision le dimanche après-midi. Je ne pense pas que ma vision de la guerre était très différente de celle de la plupart des enfants anglais de l’époque. C’était juste un moment de divertissement dans nos vies, un peu comme les westerns américains ou les mauvaises séries télévisées de science-fiction.
J’ai le souvenir que cette visite à Verdun, a tout changé pour moi. En 1916, en à peine dix mois, près d’un quart de million de soldats sont morts sur un champ de bataille de moins de vingt kilomètres carrés. Le résultat de ces meurtrières batailles s’inscrit dans le paysage, ligne par ligne de pierres tombales. Mon besoin d’essayer de comprendre ce que pouvait représenter dans la réalité ces cimetières, m’a permis de me forger les convictions sociales et politiques qui m’animent aujourd’hui.
Je vis dans un petit village breton du Finistère, et les jours de commémoration de l’armistice, je me rends, accompagné de mon chien, jusqu’au monument aux morts sur la place du village. Au pied de la statue d’un soldat silencieux, je prends quelques minutes pour lire et réfléchir devant les 112 noms gravés de jeunes gens morts pour la patrie.
En cette année de centenaire de l’Armistice de la «der des der» (la dernière des dernières guerres), j’ai souhaité apporter en témoignage de mon respect pour ceux qui ont perdu la vie mais aussi pour leurs familles qui se souviennent, une œuvre d’art créée dans mon atelier, dans ce village qui m’est cher.
Il y a 112 noms inscrits sur ce mémorial, ce qui représente près d’un dixième de la population du village, disparus pendant la première guerre mondiale. J’ai donc pensé que cela pourrait rendre la réalité un peu plus concrète que l’abstraction des nombres ou une liste de noms, si je collais 112 dessins grandeur nature figurant ces soldats autour de cette place.
Ce ne serait que temporaire; le vent, la pluie et le temps repoussent lentement ce geste moderne de mémorial. Mais à mon avis, cela me semble tout à fait approprié de prendre à nouveau conscience de leurs existences et de regarder lentement ces présences nous quitter.
Au tout début de cette année, j’ai prudemment présenté mon projet à Monsieur le Maire et celui-ci m’a immédiatement apporté son soutien et son enthousiasme. Je lui ai alors fournis quelques esquisses préliminaires afin qu’il ait des éléments visuels à soumettre au Conseil Municipal, à l’Association Locale des Anciens Combattants, puis aux résidents des propriétés proches de la place. Tous ont unanimement approuvé ce projet.

Alors, à mi-septembre, voici où nous en sommes:

J’ai réalisé deux planches de dessins, interprétations de recherches sur internet de photos de soldats français de la Première Guerre mondiale.
J’ai presque terminé la moitié des dessins en taille réelle de ces croquis.

  • À mesure que le projet se rapproche de la fin, je vais mettre à jour cette page.
J’aimerais remercier pour leur soutien :

Régis Le Goff (le maire actuel)
Le conseil et la communauté locale
L’association des Anciens combattants
Ti Adam
Nath Oxygène

Mais également remercier les entreprises qui se sont engagées sur ce projet:

Jakar Pastels
Calipage (Carhaix)
CLAP services (Brest)

 

plus d’images en bas de cette page


“112” – The Armistice Centenary project for La Feuillée

The idea for this project came with the media interest in centenary of the start of the First World War. But rather than focus on the beginning of this lamentable episode of modern history I thought it more appropriate to look at the armistice and the end of the ‘war to end all wars’.
The First World War became something of a personal obsession when, at the age of twelve, my parents took me to the war cemeteries at Verdun whilst on a holiday. Until that time my consideration of war extended to plastic toy soldiers, model tanks and the films that played on television, usually on a Sunday afternoon. I don’t think my view of war was very different to that of most British children of that time. It was just another entertainment intermission in our lives much like American westerns or bad TV sci-fi serials.
That visit to Verdun changed everything for me. In approximately just ten months of 1916 nearly a quarter of a million soldiers died on a battlefield of less than eight square miles. The result of that one battle, of one war, had been written into that landscape by line, after line, after line of gravestones. My attempt to comprehend the reality of what the graveyards and cemeteries represented then went on to inform much of my social and political beliefs that I hold now.
So, living in a small Breton village in Finistere, when Armistice day is remembered, I always take the time to walk the dog down to the memorial in the village square and spend a few minutes quietly thinking and looking at the list of names carved on the stone beneath the silent statue of a single soldier. But with this year, and the centenary of the Armistice I thought it might count as a small token of my respect to those that lost their lives, and the families that remember them, if I could do make an artwork that could indicate the physical loss of those men.
There are 112 names marked as lost during the years of the First World War; nearly a tenth of the village’s population. So I thought it might make the actuality of that loss a little more concrete than the abstraction of numbers or a list of names, if I could paste up 112 life-size drawings of soldiers around the square.
It would only be temporary; the wind, rain and time would slowly take this modern gesture of a memorial away again. But to my mind that seemed quite appropriate – to make a clear note of intent to realise their presence again, and to watch as that presence slowly leaves us. With only the memorial erected by their community to stand as the rightful, long-term heir to their personal sacrifice and the grief of their loved ones.
I cautiously raised the suggestion of the project early this year with the commune’s mayor and he was immediately supportive and enthusiastic. I showed him the few preliminary sketches I had made and he took them away to show the council and the local association for old soldiers; they were all in favour of the project. He then asked all the residents in the properties around the square and they too were happy for me to continue.

So here is where the project stands at the moment, mid September.

I have two sketch books filled with drawings following research online of French First World War soldiers.
And I currently have nearly completed half of the full-size drawings from these sketches.

  • As the project comes nearer to its completion I will update on this page.
And I also need to thank:

Régis Le Goff (the current mayor)
The council and local community
The association of military veterans
Ti Adam
Nath Oxygene

Also some material expenses have been met by the following companies:

Jakar Pastels
Calipage (Carhaix)
CLAP services (Brest)

studio

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4 thoughts on ““112”

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